Nichoirs pour canards

 

Depuis une vingtaine d’années, l’APLB  a un programme pour assurer la pérennité du canard branchu (wood duck) au Lac Brompton. Il y a plusieurs décennies, ce canard qui niche dans des cavités d’arbres situés près de l’eau était gâté car le barrage qui avait causé l’inondation des terres le long de la rivière aux Herbages(aujourd’hui le marais) avait laissé des centaines d’arbres morts mais debout. Avec le temps, ces arbres se sont renversés diminuant ainsi les opportunités de nicher. Voulant empêcher la disparition de ce magnifique canard, l’APLB sous le leadership de Daniel Bergeron et l’aide de Canards illimités, a donc décidé d’augmenter les possibilités de nicher pour ce canard.

 

Le Canard branchu mâle exhibe une panoplie de couleurs flamboyantes qui en font un des plus beaux canards. Malheureusement, il s’agit d’un canard discret qui est difficile à observer. Son cri particulier peut nous permettre de le localiser plus facilement. Il a une taille plus réduite que celle des canards que vous côtoyez sur le lac, soit le Canard noir, le Canard colvert ou « malard » et le Grand Harle. La femelle pond environ 12 œufs dès le début d’avril.

 
 

      

Canard branchu (mâle)                                  Canard branchu (femelle)

 
      

Harle couronné                                              Garrot à oeil d’or

 

Le programme de l’APLB consiste à installer des nichoirs appropriés. C’est donc en mars 1998 qu’une première série de nichoirs, une quarantaine, furent installés. Deux années plus tard, une trentaine d’autres furent ajoutés. Ces nichoirs furent installés des deux cotés dans la partie nord du marais, le plus souvent sur le bord de la forêt. La majorité des nichoirs étant devenus hors d’état, une nouvelle série de 20 nichoirs furent installés à l’hiver 2014. Cette fois, la grande majorité de nichoirs furent installés dans l’eau le long de la rive est à mi-chemin du marais.

 

Chaque fin d’hiver, les nichoirs doivent être visités. On doit déterminer ceux qui ont permis au Canard branchu de nicher et nettoyer ceux qui ont servi d’abri à toutes sortes d’intrus, tels : écureuils, crécerelles, etc. Pour le recensement, on note s’il y a eu ponte, éclosion et s’il s’agit effectivement d’œufs de Canard branchu car, même si la plupart des canards nichent au sol, on connaît deux autres espèces qui peuvent nicher dans les nichoirs artificiels, soit le Harle (Bec-scie) couronné et le Garrot à œil d’or. Le nettoyage annuel consiste à vider les nichoirs qui ont été occupés et à remettre dans le fond une couche de sciure de bois.

 

BILAN DES VISITES DES NICHOIRS



 

Comme on peut le voir dans ce tableau, la présence du Canard branchu n’a pu être observée que depuis 2009. Cependant, depuis cette date, il apparaît régulièrement dans les nichoirs. Étant donné qu’au moins un nichoir a donné lieu à une éclosion réussie presque qu’à chaque année et que les Canards branchus ont tendance à revenir pondre à leur lieu de naissance, on peut conclure que le programme est sur la bonne voie de réussite et que nous pourrons de plus en plus observer ce magnifique canard dans le marais. Il est apparent que le Harle couronné profite de l’installation des nichoirs puisque dès le début, il a occupé les nichoirs et qu’il a été retrouvé à chaque année. Enfin, cet autre beau petit canard qu’est le Garrot à œil d’or a pu être observé deux fois. Finalement, il est bon de noter que parfois un nichoir avait été occupé par plus d’une espèce de canard.

 
Les écureuils et étourneaux sont des occupants réguliers des nichoirs. Des crécerelles et polatouches ont été dénombrés au cours des premières années seulement alors que les troglodytes, hirondelles et les guêpes ont été des occupantes occasionnelles .Enfin on a vu souris, raton laveur, petit Duc maculé et fourmis une seule fois.
 


        
Visite des nichoirs par un groupe de membres de l’APLB, février 2015
 
 

Le programme se poursuit. Tous vous êtes invités à participer à la visite des nichoirs. La visite a lieu à la fin de février ou début de mars. L’APLB vous lance l’invitation un mois à l’avance via un courriel.

 
Serge Larivière et Daniel Bergeron