SAGE Ély, Marois et Nickel

L’étude réalisée touche deux sous-bassins du bassin versant du lac Brompton :
le bassin versant de la baie Ély et celui des baies Marois et Nickel. Ces deux secteurs ont été choisis, car ils présentent certains signes d’eutrophisation,
tels un envasement du fond et une prolifération des plantes aquatiques et des algues. Les activités humaines dans ces sous-bassins apportent donc des
quantités non négligeables de sédiments et de nutriments.

Le bassin versant de la baie Ély est situé principalement sur la municipalité de Racine. L’étude a été réalisée seulement dans le bassin immédiat, c’est-à-dire
dans la partie du bassin située entre l’exutoire du lac La Rouche et la baie Ély.
On y retrouve différentes activités humaines qui risquent d’altérer la qualité des
eaux, dont des activités d’extraction (carrière, sablière), des activités forestières,
des activités résidentielles et un réseau routier.

Le bassin versant des baies Marois et Nickel couvre un territoire de 6 km² situé sur la municipalité de Saint-Denis-de-Brompton. Deux ruisseaux alimentent ce secteur : le ruisseau Nickel et le ruisseau Osborn. Un réseau routier, des coupes forestières et des résidences constituent les principales activités susceptibles de dégrader la qualité des eaux.

SAGE Sud

Le diagnostic environnemental global portant sur la portion Sud du bassin versant du lac Brompton permet de dégager certains faits saillants concernant l’utilisation du sol, la qualité de l’eau des tributaires et du lac ainsi que certains points à corriger observés lors de l’inventaire terrain.

La portion Sud du lac Brompton est principalement caractérisée par la présence d’une superficie considérable de milieux humides et d’espaces vierges qui favorisent l’épuration des eaux provenant de ce secteur tout en fournissant un refuge à de nombreuses espèces animales. Les rives Est ainsi que celles localisées au Sud de la rivière aux Herbages ne comportent que très peu de secteurs habités limitant ainsi l’impact des activités riveraines et de l’artificialisation de la rive.

L’observation des caractéristiques physiques du territoire met en évidence certains secteurs où les pentes peuvent occasionner des problèmes d’érosion et d’apport de sédiments si la végétation y est retirée. Ces secteurs se concentrent dans la partie Nord du bassin versant, le long de la rive située au Sud de la baie Gagnon ainsi que de part et d’autre du lac, au Sud de la rivière aux Herbages. Ces secteurs sont toutefois relativement exempt d‘activités humaines et ne constituent pas un risque significatif à l’exception du secteur de la baie Gagnon. Il faut mentionner que d’importantes coupes forestières ont été réalisées par le passé dans la partie à l’Ouest de la baie Gagnon. Le retrait du couvert végétal lors d’exploitation forestière
a vraisemblablement eu un impact sur le régime hydrique des cours d’eau et le ruissellement de surface ayant pour effet d’augmenter l’apport de sédiments au lac.

La principale préoccupation de l’association par rapport au secteur à l’étude provient d’un tributaire majeur qui achemine l’eau du lac Fraser vers le lac Brompton. Il s’agit de la rivière aux Herbages. À cet effet, l’inventaire du tributaire aura mis en lumière qu’une forte proportion des rives du cours d’eau sont artificialisées par enrochement et absence de bande riveraine et que de nombreuses digues de pierres ont été érigées en travers du tributaire afin de former des bassins d’eau en face des propriétés. L’étalement du domaine habité au Sud de la rivière aux Herbages occasionnerait une pression supplémentaire sur le tributaire et le lac par la mise en place du réseau routier et des fossés nécessaires à l’évacuation des eaux de surface.